Notre système de retraite repose sur le financement par répartition : ce sont les personnes en activité qui financent chaque mois, via leurs cotisations, les pensions versées aux retraités. C’est le principe d’une solidarité entre les générations.

C’est un système qui fonctionne « par répartition » : les cotisations des actifs sont aussitôt utilisées pour payer les pensions de leurs aînés qui prennent leur retraite.

Si plusieurs pays ont introduit une dose de capitalisation privée (les actifs épargnent pour leur propre retraite) dans leur système de protection sociale, la France tient à préserver son système de financement. Il lui permet de rester à l’abri de l’inflation et des fluctuations des marchés financiers.

En outre, le système français est un de ceux qui prend le mieux en compte les personnes fragiles (femmes ayant élevées des enfants, personnes atteintes de longues maladies, personnes ayant perdues leur conjoint..) et les différents aléas de la vie professionnelle (petits boulots, temps partiel et saisonnier, périodes de chômage, travail auprès de son conjoint,..).

Son principal talon d’Achille ? Le risque de voir le nombre d’actifs baisser par rapport au nombre de retraités. C’est ce déséquilibre qui menace aujourd’hui la sauvegarde de notre système de retraite qui ne finance déjà plus que 9 retraites sur 10. Une situation qui creuse les déficits. Seule une réforme rapide pourra donc garantir la pérennité et l’équilibre de notre système de retraite.

Quelques chiffres suffisent pour prendre conscience du problème que pose le financement des pensions de retraite en France.

Il y a en France 16 millions de retraités, soit près d’un quart de la population. Les pensions qui leur sont versées représentent 279 Mds €, soit plus de 14 % du PIB. Elles permettent d’assurer un montant moyen de pension de 1 400 € mensuel, en augmentation de 0,6 % en plus de l’inflation chaque année.

En raison de la forte croissance du nombre de retraités (+ 280 000 par an depuis 2006), les régimes de retraite sont confrontés à des déficits importants. Ce déficit s’élève aujourd’hui à 32 Mds € et on estime que si rien n’est fait, il ira en s’aggravant dans les années à venir (70 Mds € en 2030, 100 Mds € en 2050).

Seule une réforme pourra rétablir l’équilibre financier de notre système de retraite et garantir sa pérennité.